jeudi 20 octobre 2011

La culture française ne serait pas favorable à l’entrepreneuriat

La culture française ne serait pas favorable à l’entrepreneuriat est en effet l’une des conclusion de deux études en marge du prochain "G20 des jeunes entrepreneurs" qui aura lieu du 31 octobre au 2 novembre.

imageLe Baromètre Ernst & Young analyse l’environnement entrepreneurial des pays du G20 à la lumière de l’accès au financement, du cadre administratif, juridique et fiscal, de la coordination des soutiens aux entrepreneurs, de la culture entrepreneuriale ainsi que de l’enseignement et la formation.

  • Encourager la prise de risque

La France se distingue de la plupart des pays du G20 par la forte défiance des entrepreneurs français – "76 % des répondants déclarent que la culture française ne semble pas favorable à l’entrepreneuriat". Le manque de confiance des entrepreneurs dans l’esprit d’entreprise de leur pays est à rapprocher de la peur de l’échec et de la prise de risque dont est empreinte la culture française.

  • Dépasser les blocages culturels

Autre enseignement, "le rôle de l'éducation est déterminant pour favoriser la croissance d’un écosystème entrepreneurial" : 74% des répondants considèrent que des formations au métier d’entrepreneur seraient nécessaires et contribueraient à favoriser l’esprit et la culture d’entreprise en France. Par ailleurs, l’accès au financement reste difficile pour les entrepreneurs français.

Ces constats et problématiques sont partagés par l’Institut Montaigne : de nombreux blocages d’ordre financier, administratif et culturel empêchent notre tissu d’entreprises de se développer. Or nos PME et nos ETI constituent pourtant le moteur de la croissance économique et de l’emploi dans notre pays.

  • Former à l’entrepreneuriat et à l’innovation

L’Institut Montaigne a formulé des propositions dans son rapport De la naissance à la croissance : comment développer nos PME plaidant pour un écosystème le plus favorable possible à l’entrepreneuriat. Cela passe notamment par une réflexion sur les causes culturelles qui ne facilitent en France ni l’entrepreneuriat, ni la prise de risque. Il ne peut y avoir de croissance sans innovation, et il ne peut y avoir d’innovation sans risque. Développer les filières "innovation et entrepreneuriat" au sein des cursus universitaires et faire de la pluridisciplinarité une priorité permettrait de sensibiliser et de former les étudiants aux enjeux de l’entrepreneuriat et de l’innovation.

L’étude Adapter la formation de nos ingénieurs à la mondialisation appelait aussi en février 2010 à la création d’un véritable écosystème pour favoriser les pratiques innovantes au sein des formations d’ingénieurs. Or très peu d’ingénieurs sont entrepreneurs. La création d’incubateurs de créativité dans chaque école ou pour chaque regroupement d’écoles, la mise en place de modules pratiques "création d’entreprise" ou encore la présence physique des entreprises sur les campus doivent être encouragées.

 

De manière empirique nous sommes nombreux à partager ce point de vue. Je milite au sein de SAVOIE-ANGELS pour que nous débridions les initiatives, pour que les rêves de nombreux créateurs d’entreprises deviennent une réalité et que cette réalité soit un succès.

Source : http://www.institutmontaigne.org/desideespourdemain/tb.php?id=80

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