mardi 1 janvier 2008

Europe

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La cohésion européenne est un rempart pour nous permettre d’exister sur la planète.

Ayant fait l’essentiel de ma carrière à l’international et plus particulièrement au siège européen d’une multinationale, je suis absolument convaincu que nous devons tout faire pour renforcer le niveau de coopération entre les pays européens. Face aux grandes nations que sont la Russie, les Etats-Unis, l’Inde dont le PIB sera égal à celui de la France en 2020, la Chine qui affiche toujours des taux de croissance à deux chiffres, notre vielle Gaule est bien peu de chose. L’union fait une fois de plus la force !
Avec 27 membres, je pense que nous avons atteint la limite supérieure de ce qui est gérable pour pouvoir s’exprimer d’une seule voix sur la scène internationale. Les différences de niveau de vie, de culture, d’approches sociales, de sensibilité politique sont autant de défis qu’il nous faut résoudre avant d’envisager toute nouvelle extension. Je crois aussi que les règles de fonctionnement doivent être progressivement revues pour une meilleure efficacité des décisions.
L’Europe est un projet qui s’inscrit dans la durée. Sous peine d’heurter les sensibilités nationales des populations qui se sont si souvent affrontées, le leadership de l’Europe doit s’affirmer petit à petit afin de faire autorité auprès des générations futures. Chaque qu’il en sera possible, des actions labellisées « Europe » doivent être entreprises et communiquées. Cela peut être sur les terrains :
  • de la sécurité civile avec une force d’intervention en cas de catastrophe,
  • militaire afin de pouvoir mutualiser les ressources,
  • économique pour soutenir l’économie des membres actuels,
  • industriel : en créant une véritable politique industrielle européenne : une Europe vivante, c’est une Europe avec des usines.
  • de la croissance verte en réorientant notre modèle économique et social vers une nouvelle croissance verte fondée sur l’innovation. L’Europe doit développer des technologies qui seront sources de compétitivité et d’emplois pour notre pays et notre continent.
  • de la lutte contre l’immigration clandestine en refusant les régularisations massives d’immigrés clandestins et en assurant une meilleure surveillance des frontières de l’Europe. Cela dit, nous devons également soutenir les pays du Sud pour qu’ils puissent développer leur propre économie.
  • politique lors des grandes négociations planétaires,
  • sociales pour harmoniser les conditions de travail au sein de la communauté en s’inspirant des systèmes les plus favorables aux travailleurs tout en prenant en compte les éléments des autres pays,
  • fiscaux pour éviter des mouvements de capitaux entre pays membres et lutter contre les paradis fiscaux,
  • monétaire pour assurer à l’Euro une position adaptée à la situation économique internationale.
En un mot, je suis un Européen convaincu.