mardi 1 janvier 2008

La dette publique

La dette publique, « au sens de Maastricht » estimée par l'Insee, a été évaluée pour la fin 2009 à 1 489 milliards d'euros, soit environ77,6 % du PIB.


Il est intéressant de comparer cette dette aux recettes fiscales annuelles de l'État, qui sont de 252 milliards d'euros pour 2009 (l'État dispose cependant d'autres recettes).
image
Figure 1 Source : Insee Tableau 3.341 Dette publique au sens de Maastricht, actualisé au 31 mars 2010.


Cette évolution de la dette de notre pays devient un problème majeur pour les générations futures qui ne pourront plus faire face aux dépenses de fonctionnement de l’Etat et bien entendu plus emprunter pour financer les investissements.


imageEn 2008, le déficit était de 56.3 milliards d’Euros.

En 2009, il est monté à 138 milliards d’Euros et en 2010

… il est prévu à 110 milliards…



Pour résoudre ce problème, les solutions sont peu nombreuses :
  • Réduction du niveau de vie des français en réduisant les revenus de transferts (retraite, indemnité de chômage, allocation familiale, niveaux de services comme l’éducation, l’entretien des routes,…).
  • Laisser filer l’inflation sans augmenter les prestations, ce qui équivaut à réduire le niveau de vie.
  • Augmenter les impôts…. Mais de combien et pour qui compte tenu de l’ampleur de la dette ?
  • Laisser l’Euros s’affaiblir par rapport à d’autres monnaies afin de rendre nos produits plus attractifs à l’exportation et limiter nos importations. Cette solution aurait également un effet positif sur les délocalisations de production, mais peut aussi être interprétée comme un signe de protectionnisme néfaste pour les échanges internationaux.
  • Et enfin stimuler l’évolution positive du PIB du pays. Car en augmentant la valeur ajoutée produite par la Nation, nous générerons plus de recettes qui pourront être affectées à la réduction de cette dette.
Je pense, en réalité que les actions doivent être un mix de ces différentes solutions, l’essentiel étant que tous les décideurs politiques gardent en mémoire l’importance de cette dette lors de toutes leurs prises de décision pour renouveler ou engager des dépenses.

Les hommes ou femmes politiques qui annoncent un maintien du niveau de vie sont soit des menteurs ou doivent améliorer leurs connaissances en économie à moins qu’ils essayent de séduire un électorat avec des propos démagogiques.