jeudi 10 septembre 2009

170 suppressions de postes chez Charmilles à Genève.

170 suppressions de postes chez AgieCharmilles, tel était la une de la tribune de Genève ce mercredi du Jeune Genevois. Une annonce qui pourrait paraître anodine en cette période de crise. Mais, après avoir tourné 7 fois ma souris dans ma main, je ne peux m’empêcher de reprendre un extrait de l’article qui minimise l’impact de cette restructuration avec des propos qui me choquent et m’inquiètent à l’aube des élections du 11 octobre prochain dans ce canton. La journaliste écrit ainsi « selon nos informations, les 170 postes concernés sont occupés aux deux tiers par des frontaliers. Seule, donc, une cinquantaine de résidents genevois pourraient être appelés à pointer au chômage. » Cette discrimination statistique dans l’analyse des impacts sociaux me choque ! Comme si la centaine de familles qui sera impactée ne méritait pas de considération.

LOGO,TEST1.jpgCela me choque d’autant plus qu’en page 24 de cette même édition, le quotidien titre aussi que le « Mouvement Citoyen Genevois (MCG) axe à nouveau sa campagne électorale sur l’invasion frontalière » … « confortant sa thèse selon laquelle des responsables frontaliers engagent leurs compatriotes en «mobbant » les résidents ».  Si vous êtes un peu curieux, je vous propose d’aller visiter la page argumentaire du dernier syndicat créé sur la place : le Syndicat des employés Genevois (SEGE)  à vous de juger ! Et si vous avez encore un peu de courage, allez faire un tour sur le blog de la Tribune de Genève pour découvrir d’autres réactions à cet article.

Pour avoir fait l’essentiel de ma carrière dans ce canton à des postes à responsabilités, je ne peux que désapprouver cette thèse. Cela dit, en prenant un peu de recul, je comprends qu’une frange de la population puisse être excédée par une présence aussi massive d’une communauté qui, de plus en plus souvent, se distingue par ses talents à tous les niveaux de la hiérarchie. Je crains aussi que la perspective d’une évolution négative du taux de chômage dans ce canton, où il est annoncé à 10% d’ici quelques mois, soit le prétexte à une radicalisation des relations sociales.