jeudi 25 mars 2010

50 bougies pour le Festival International du film d’Animation

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Créé en 1960, le Festival International du Film d’Animation s’est non seulement imposé comme la référence du secteur pour tous les professionnels du cinéma, mais c’est aussi une PME employant l’équivalent de 26 employés à temps plein et environ 300 personnes pendant la manifestation.
Tiziana LOSCHI, déléguée générale de cette manifestation était l’hôte des “Entretiens de l’Imus” ce jeudi soir pour présenter cette organisation. Une machine bien rôdée qui accueille maintenant :
  • 6700 participants,
  • 1647 sociétés inscrites
  • 350 exposants
  • 230 acheteurs
  • 300 journalistes
  • des représentants de 66 pays qui ont l’opportunité de visionner 525 films sur les 1945 reçus pour espérer être sélectionnés pour l’édition 2010 qui aura lieu du 7 au 12 juin 2010.
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Tizziana LOSCHI soulignait lors de son intervention que le succès de cette manifestation est en partie liée à la volonté des congressistes de revenir année après années sur les bords du lac d’Annecy. Le taux de fidélité est de 90 % annonce-t-elle avec fierté !

A l’écoute de son intervention, on devine la passion qui l’anime pour le sujet et le succès est au rendez-vous en ce qui concerne la partie culturelle. Par ailleurs, le chiffre d’affaires réalisé par les prestataires locaux et les hôteliers est un acquis appréciable à cette période de l’année.

Pour ma part, je suggère que cet anniversaire soit aussi une opportunité pour donner au Festival et surtout au MIFA un objectif économique plus ambitieux en accélérant la création d’emplois qui peuvent liés à cette industrie. Puisque les festivaliers aiment notre ville, il doit bien en avoir quelques uns qui pourraient être séduits pour créer un studio de création aux pieds du Semnoz. Les étudiants de l’école des Gobelins n’en serait que plus heureux de pouvoir trouver un job sur place !

J’ai aussi acquis la conviction que l’industrie du jeu vidéo, de l’animation, de la téléphonie et du web convergent proposant aux utilisateurs des applications ayant recours aux mêmes technologies. Un secteur industriel qui doit pouvoir largement compenser la perte des emplois industriels dans la métallurgie haut-savoyarde (-3.78 % par an entre 2006 et 2007 et 5500 en sept ans). Des pertes d’emplois qui ne sont pas liées à la “crises” mais bien à un déplacement des productions vers des pays low-costs et ceci pas seulement pour le décolletage.

Qui lancera un programme dont l’objectif serait de compenser la perte des emplois industriels par des emplois dans le secteur élargi de l’animation ?

Jean-Claude MORAND 25/3/2010