lundi 18 février 2013

Un nouveau stade dans l’agglomération ?

18/2/13 -  Le montant global des projets inscrits au Plan Pluriannuel d’Investissements (PPI) de la C2A ne cesse d’augmenter et en corolaire le taux d’endettement, même si celui-ci est acceptable en l’état actuel des choses bien que supérieur à la moyenne nationale des agglomérations. Entre Bonlieu, le tunnel sous le Semnoz, la reconsidération de la départemental 1508, les coûts des aménagements des Marquisats, un éventuel équipement pour soutenir une stratégie du tourisme d’affaires et un probable projet sur le terrain des haras, l’idée d’un nouveau stade vient donc accroitre les intentions d’investissements. Sans compter que nos collectivités seront vraisemblablement invitées à contribuer à la modernisation du réseau ferré afin qu’Annecy puisse être à moins de 3 heures de Paris et là, il s’agit d’une véritable priorité !

La première question que l’on doit se poser est d’évaluer la nécessité pour une agglomération d’un peu plus de 140'000 habitants de disposer d’un équipement de ce type et de ne pas réagir émotionnellement par rapport aux résultats éphémères d’une équipe. L’amortissement d’un stade de 50 à 100 millions d’euros doit se faire sur 30 ans, la vision des décideurs doit donc être établie à cet horizon.

En ce qui concerne, le football je reconnais la popularité de ce sport qui peut drainer des dizaines de milliers de spectateurs mais les flux financiers des clubs professionnels ainsi que l’extravagance des salaires des joueurs m’incitent à privilégier un financement strictement privé donc sans recours aux financements publics et donc à nos impôts.

Voilà pourquoi, je soutiens l’idée d’utiliser le stade de La Praille à l’entrée de Genève. Un lieu à mi-chemin entre Annecy et Thonon. Un équipement bien adapté et actuellement sous-exploité. J’espère donc que les dirigeants de l’UEFA accepteront une délocalisation des matches comme ils l’ont fait pour une récente coupe d’Europe en utilisant les stades suisses et autrichiens. Comme ils l’acceptent également pour les joueurs qui sautent régulièrement les frontières au gré du Mercato sans parler des délocalisations fiscales.

Une décision favorable de l’UEFA permettrait aux élus annéciens de consacrer leur capacité d’investissement à d’autres projets qui méritent au moins autant d’attention.

L'ETG FC au Stade de la Praille à Genève ? (Annemasse)