samedi 16 avril 2011

L’économie numérique, n’est pas encore très populaire au bord du lac.

Cette semaine, j’ai eu le plaisir de pouvoir assister à deux réunions qui m’ont confirmé que notre micro société haut-savoyarde avait encore un long chemin à faire pour maitriser l’économie numérique. Mercredi soir, l'école supérieure d'art de l'agglomération d'Annecy (esaaa), à la demande du Comité de candidature aux Jeux Olympiques d'hiver 2018 a organisé une table ronde afin de traiter la question de l’Universalisme et plus particulièrement d’aborder “Les réseaux sociaux : vers la société de la connexion”. Selon les organisateurs, “cette notion participe en effet du socle des Jeux. Tout en étant généreuse et positive, elle apparait aujourd'hui dans le même temps radicalement problématique.” J’ajouterai que le dossiers de candidature aurait pu gagner quelques points si ces auteurs avaient été un peu plus ambitieux en ce domaine en proposant comme les coréens l’ont fait d’équiper tous les sites en 4G et d’offrir aux participants, spectateurs et officiels du WIFI gratuit un peu partout et principalement dans les zones touristiques des stations et de la ville du Petit Port au Château. Mais le dossier ne parle que du 2G et un peu de 3G. Triste

Devant très prochainement donner un cours sur les réseaux sociaux, je me réjouissait de pouvoir rencontrer de théoriciens du sujet qui me feraient oublier les usages purement marketing de ces outils. J’ai effectivement eu du plaisir à les écouter, mais malheureusement la diversité de leurs origines et le temps limité (2h) m’a laissé sur ma faim.

Les modifications qui affectent aujourd’hui la notion d’Universalisme semblent intrinsèquement liées aux évolutions technologiques. Qu’en est-il réellement ? Et si l’Universalisme n’a rien n’a voir avec le « village global » d’Internet, quel type de commun s’invente dans les réseaux sociaux du web 2.0 ?

Etaient invités :

Dominique Cardon, Sociologue
Geert Lovink, Théoricien des médias
Nicolas Thély, Philosophe
Xavier de la Porte, Producteur de radio et écrivain
Olivier Laurelli, Développeur Open Source

J’en ai finalement plus appris en recherchant leurs propos sur Internet à mon retour comme cette vidéo d’une conférence de Dominique CARDON à la Citée des Sciences.


Enjeux sociologiques des réseaux sociaux de... par martin-hirsch

 

Un panel d’experts de haut niveau, un cadre exceptionnel au château d’Annecy mais uniquement une vingtaine d’étudiants dans l’audience et pas plus de cinq ou six personnes externes à l’école. Où étaient les annéciens ? Les fans de l’Internet et de l’économie numérique ?  Quel gâchis !

Un peu plus tard dans la semaine, je participais à une autre réunion privée entre dirigeants d’entreprises qui planchent sur le devenir de l’économie de notre région. L’un d’entre-eux à essayé de reprendre ce thème de l’économie numérique sans recevoir un écho favorable mais il faut dire que le contexte ne s’y prêtait pas. Je compte bien l’aider dans les mois à venir pour donner un peu plus d’ambition pour reprendre les conclusions d’une étude Mc Kinsey publiée en mars 2011 avec l’espoir que nos décideurs adhèrent à l’idée que l’économie numérique est l’un des principaux moteurs de l’économie moderne et qu’elle contribue déjà pour 3.7 % au PIB du pays et à près de 25 % de la croissance des entreprises françaises.

Jean-Claude MORAND – 16/4/11